Le forum des passionnés de l'Armée Francaise, de son histoire, de ses uniformes et coiffures au cours des siècles
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  tinypictinypic  ConnexionConnexion  
Partagez | 
 

 le bataillon de belvèdère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: le bataillon de belvèdère   Lun 26 Juil - 19:45:10

Bonjour les CDM
quelqu'un peut il me dire si dans l'ouvrage du COLONEL CHAMBE, "Le bataillon du Belvédère", il y a des photos du 4 RTT ( remise de décorations par exemple)
merci pour votre aide
Kénavo
le canari
Revenir en haut Aller en bas
VFFFL
Chasseur " C.d.M "
Chasseur
avatar

Nombre de messages : 10
LOCALISATION : LUXEUIL LES BAINS
COLLECTION : FRANCE LIBRE ET LIBERATION

MessageSujet: Photos dans le "Bataillon du Belvédère"   Dim 22 Aoû - 21:23:31

Bonjour,

Il y a quelques photos, principalement des photos d'identité des officiers et quelques vues d'ensemble du lieu de la bataille ainsi que quelques cartes, mais pas d'insignes ou de prises d'armes très croustillantes. En revanche l'histoire est précise et bien écrite, elle permet une bonne mise en situation de cette épopée extraordinaire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: le bataillon de belvèdère   Lun 23 Aoû - 8:34:06

bonjour à tous
et merci a VFFL pour sa réponse
salut
le canari
Revenir en haut Aller en bas
Lang Son
Général, modérateur " C.d.M "
Général, modérateur
avatar

Nombre de messages : 11776
LOCALISATION : Vallée des Rois
COLLECTION : Armée de la Loire 1870/71 / 9e RIC 19e RMIC, Indochine 36/46,Madagascar 47/49 113e RI, Troupes de Tunisie

MessageSujet: Re: le bataillon de belvèdère   Lun 23 Aoû - 9:36:22

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
pas d'insignes ou de prises d'armes très croustillantes.


Bonjour ....

photos d'insignes ou de prises d'armes croustillantes !!!!




En ce qui concerne cet ouvrage il a été souvent critiqué pour son "interpretation libre " des événements
n'ayant pas été ecrit par un témoin direct de ceux ci!

en complement ...


RECIT DES COMBATS DU BELVEDERE PAR LE CAPORAL M

Originaire de la Haute-Marne, M. georges, s’engage en 1942 dans les Tirailleurs. Tout d’abord affecté au 16°RTT il participe à la campagne de Tunisie, muté au 4°RTT (2°bataillon, 6°compagnie, 1°section) il rejoint l’Italie en décembre 1944.
Le 25 janvier 1944, le 4°RTT reçoit pour mission de prendre le Belvédère dont les sommets culminent à plus de 900 mètres, le tout encadré par le Cairo (1669m) et le Cifalco (947m). Le 1°Bataillon après avoir traversé sous le feu la vaste vallée de San Elia doit franchir un ruisseau, rompre une ligne de solides blockhaus protégée par des champs de mines, grimper à 700m d’altitude sur des pentes rocailleuses, entre-coupées d’à-pics, redescendre puis remonter à 915 mètres et, une fois l’objectif atteint défendre ce sommet dénudé et rocailleux dominé par des crêtes plus élevées encore.
Voici maintenant le récit du Caporal M. :
« Le 25 janvier la 6°compagnie par une nuit d’encre prend position le long de la route San Elia Belmonte afin de partir en tête du 2°bataillon pour l’attaque du Belvédère.
Dès 5 ou 6 heures une grosse préparation d’artillerie matraque les pentes du massif. Vers 7 heures le tir cesse et nous fonçons sur l’objectif.
Premier obstacle le Rio Secco, la première section dont je fais partie, commandée par l’adjudant Marchetti tombe sur une passerelle laissée intacte par les allemands.
Le caporal Belgacem s’engage avec les voltigeurs du 1° groupe sur une passerelle, aussitôt une MG 42 ouvre le feu et les voltigeurs sont tués, le caporal Belgacem a l’avant bras droit arraché.
Deux FM tirent sur la MG obligeant ses servants à baisser la tête. Avec le sergent Vincent je fonce sur la passerelle et plonge de l’autre côté du Secco.
La MG tire toujours et empêche la compagnie de progresser. Cette pièce est embossée devant une énorme pierre genre dolmen. Juste au pied de 300 et quelque. Après une série de bonds et reptations nous arrivons à grimper sur cette énorme pierre et sommes au-dessus des Allemands . Une grenade liquide la MG dont les deux servants sonnés mais vivants, font « camarades !».
La compagnie reprend la progression. Cela devient très dur, de nombreux morts et blessés, mon vieux copain Huttin est tué. Le lieutenant Thouvenin canne à la main, fourragère rouge à l’épaule, tire la compagnie.
Un blockhaus se dévoile à mi pente. Les allemands sont dans des trous individuels creusés dans la roche, presque à l’horizontale, et nous tirent comme des lapins.
L’adjudant Marchetti est grièvement blessé. Je me retrouve devant la section grimpant en rampant, et brusquement je vois le canon d’un fusil pointer d’un trou individuel juste au dessus de ma tête (la pente est de 50% ou plus), je jette une grenade OF dans ce trou et le pauvre diable est projeté à l’horizontale et atterrit un peu en dessous de ma position.
Il faut maintenant s’occuper du Blochaus, toujours rampant suivi de quelques tirailleurs j’arrive dans l’angle mort d’une ouverture. Je dégoupille ma dernière grenade, au moment de la balancer quelqu’un crie de l’intérieur : « ne tirez plus ! » (en français), « alors sortez ! », huit allemands sortent les bras levés, dont un sous-officier.
Brusquement c’est un calme relatif qui s’installe, le lieutenant Thouvenin arrive et me dit : « prends deux tirailleurs et conduit les prisonniers au PC du bataillon vers San Elia ».
Dès que nous arrivons dans la plaine je demande aux allemands qui a crié « ne tirez plus » ? C’est la sergent qui répond : « c’est moi, je suis alsacien ». A mon étonnement de le voir sous- officier il me dit : « je rentre de Russie et là-bas il faut se battre ».
Finalement, pas de PC du bataillon et je tombe sur les antichars devant San Elia. Le sous lieutenant qui commande les 57 me donne un 6X6 pour conduire les prisonniers au PC du régiment ou j’arrive vers 22 heures.
Là se produit un fait extraordinaire. Je rentre dans une tente PC avec mes prisonniers et tombe sur le lieutenant Vilrot qui commandait le peloton d’élèves caporaux à Saïda. Je lui remets les prisonniers et il dit alors à un tirailleur présent : « va chercher un quart de café pour le caporal M. ». A ce moment le sergent Allemand sursaute et se met au garde à vous et dit au lieutenant : « je peux parler ? », acquiescement du lieutenant et il me demande si j’ai un parent au 1°Tirailleur, « oui lui dis-je, j’ai un oncle », « eh bien, reprend t’il, j’ai fait mon service au 1°Tirailleur en 34-35 et étais dans la section de votre oncle à Dellys », ce qui après d’autres questions c’est avéré vrai.
Je suis alors reparti pour retrouver ma compagnie que je n’ai pu rejoindre que le 26 vers 21 heurs, j’ai alors rendu compte de ma mission au Lieutenant Thouvenin qui m’a demandé de rechercher sur les pentes de 800 ou 700 le lieutenant El Okbi resté sur le terrain.
En pleine nuit, les morts et les blessés jonchent le terrain, ce dernier est formé de banquettes de terre de quelques mètres de large, soutenues par des murettes en pièrre comme des escaliers. Finalement, las de chercher je me mets à appeler le lieutenant El Okbi en criant et je finis par le retrouver. Blessé à une jambe il ne peut marcher que difficilement, surtout sur un tel terrain et de nuit. Enfin vers 5 heures du matin je retrouve le lieutenant Thouvenin à 915 et m’écroule derrière un rocher et m’endors mort de fatigue.
Tout à coup je suis réveillé par quelqu’un qui me tape sur le casque, j’ai un sursaut et fais le geste de me lever, « baisse toi, me dit mon compagnon, les allemands sont là à 50 mètres ». Je tire une dernière cartouche de Thomson, le lieutenant Thouvenin est tué, le sergent Vincent prend une balle en pleine tête à côté de moi . Plus personne n’a de munitions, la 6°compagnie n’existe plus, tous morts ou prisonniers. Je démonte ma mitraillette et jette la culasse et fais le mort.
L à se poursuit mon aventure mais il y a encore bien à dire. »
Lors de ces derniers combats sur 915, les tirailleurs ont été attaqués de tous les côtés, exténués par l’effort déjà fourni , le ventre creux depuis 24 heures, non ravitaillés en munitions leur défense fut héroïque et désespérée. Certains hommes, dont le caporal Trinquet n’ayant plus de munitions, ont riposté à coup de pierres aux grenades qu’ils reçoivent.
Lors des combats du Belvédère, le colonel Roux (chef de corps) a été tué, tous les commandants d’unité mis hors de combat et les deux tiers de l’effectif tué, blessé ou disparu
Le caporal M. après une captivité mouvementée a été libéré en avril 1945, promu sergent, affecté au 8°RTT, il a effectué deux séjours en Indochine dans la coloniale et un séjour en AFN avec les Chasseurs à pied. Passé dans le génie, médaillé militaire, il prend sa retraite en 1966 comme adjudant-chef.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Pour les chasseurs voulant en savoir plus sur les combats du 4e RTT.... un site incontournable:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Joel
Revenir en haut Aller en bas
 
le bataillon de belvèdère
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Militaria Français - Chasseurs de Mémoire - :: 
LES ARCHIVES DU FORUM
 :: VOS PIECES DE COLLECTION :: Papiers et document
-
Sauter vers: