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 Quizz 176

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MessageSujet: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 13:33:46

Bonjour à tous les Chasseurs de Mémoire,

Puisque c'est la règle, je viens à mon tour vous proposer un quizz.

Il s'agit d'un cliché qui montre un combattant...

Quelle est l'arme d'appartenance de cet homme ? En quelle année le cliché a-t-il été pris ? Dans quelle région ?

Bonne chasse !

[img][/img]


Dernière édition par Thierry Moné le Jeu 25 Aoû - 8:18:00, édité 2 fois
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Lang Son
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 14:15:39

Bonjour

armée d'orient? Cavalier ? 18 ou 19 ?



Joel
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yvanbratovich
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 14:35:52



Pour l'arme, je dirais Spahi ?

Cédric
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 14:53:18

D'intéressantes propositions...

Toutefois, puisque ce cliché montre plusieurs détails très intéressants en matière d'uniformologie et d'équipements, je propose que chacun justifie ses propositions ou décrive au moins les impedimenta identifiés.

TM
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Lang Son
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 14:57:13

Bonjour

Mousqueton, casque colonial, cartouchiéres?

Joel
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yvanbratovich
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 15:12:19



Pour moi Spahi à cause de :

- La cartouchière

- la façon de porter la baïonnette.

Et aussi par ce que Thierry est un éminent passionné de l'univers Spahi...

Bien amicalement,

cédric
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 15:20:20

Alors là...

Mousqueton : oui ! (lequel ?)

Casque colonial : non !

Cartouchière : quel modèle ?

Façon de porter la baïonnette : pourquoi pas... (quel sabre-baïonnette ?)

Tout cela est très engageant...

Parlez-moi donc un peu du sac à dos...

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yvanbratovich
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 15:41:51



le casque n'est-il pas plutôt un Adrian avec sa housse de toile ? ooo Pas évident à distinguer en tous cas.

Cédric
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 16:29:23

Oui, bien observé Cédric ! Caque Adrian (Mle 15, bien entendu) avec housse de toile beige... un peu particulière puisqu'elle comporte également un couvre-nuque.

TM


Dernière édition par Thierry Moné le Mer 24 Aoû - 18:03:14, édité 1 fois
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Lang Son
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 16:56:02

bonjour

Berther modele 92 non modifié 16


sabre baionnette mod 92

sac a dos soit de prise soit gendarmerie ??

Joel
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 17:39:09

Oui, oui Joël pour ce qui concerne l'armement !

Quant au sac, bien vu Il s'agit en effet d'un sac de prise... autrichien (indice important !)

TM
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Lang Son
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 17:42:34

Bonjour

Régiment de marche de spahis marocains (RMSM) l


Engagé dans les Balkans au sein de la brigade de cavalerie du général Jouinot-Gambetta, aux côtés des 1er et 4e régiment de chasseurs d'Afrique, le RMSM se couvre de gloire au cours de nombreux combats dont le plus fameux demeure le fait d'armes de la prise d'Uskub - l'actuelle Skopje - le 29 septembre 1918.
A cette occasion , le sac Autrichien aurait bien pu étre récupéré!!!!



Joel
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 17:46:28

A propos, s'agit-il d'un fantassin ou d'un cavalier (au sens large, c'est à dire monté : artilleur, tringlot, etc.)? Pourquoi ?

TM
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 17:57:02

Belle tentative Joël !

Mais non, ce n'est pas un combattant d'Uskub fin septembre 1918... A ma connaissance, il n'y avait pas d'Autrichiens dans ce secteur (Bulgares et Allemands). Un indice supplémentaire : le sac autrichien vient d'être pris à l'ennemi par notre hommme et c'est d'ailleurs pour le montrer qu'il s'est fait prendre en photo par un camarade.

L'année n'est pas la bonne, il ne s'agit pas de 1918.

Quant au "RMSM", il faut que je fasse des recherches pour savoir quelle peut bien être cette unité

Bon, on se rapproche à grands pas !!!!


Dernière édition par Thierry Moné le Mer 24 Aoû - 23:15:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 18:17:51

salut..

doit on se transporter vers l'Italie ?

bataille de la Piave ?
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 18:46:46

Non, non, le théâtre des opérations a été bien cerné précédemment...

Tu étais sur une très bonne piste !

TM
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 18:52:33

Indice supplémentaire peu évident à relever, eu égard à la qualité toute relative de ce document inédit :

derrière notre Spahi du Régiment de Marche de Spahis Marocains (RMSM), un grand lac appartenant à une zone de montagnes.

TM
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jrm79
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 18:58:17

Bonjour

- 1915 ? Salonique, vallée du Vardar ?

JRM79
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 19:05:11

Bonjour...

, Skumbi, 1917 ?

En octobre, les hommes opèrent dans la même région autour d'un torrent violent et encaissé au milieu de falaises de 300 à 400 mètres de hauteur, le Skumbi. Le 19, le torrent d'accès très difficile est traversé sous le feu de l'ennemi, les hommes doivent progresser avec de l'eau jusqu'à la ceinture, la rive adverse est conquise. Le lendemain, une forte redoute autrichienne, défendue par de nombreuses mitrailleuses et des réseaux de barbelés, est prise : les défenseurs se font tuer sur place, mais côté Marocains aussi, les pertes sont sévères. Le 21 octobre, les conditions météo sont très mauvaises, de violents orages éclatent, il fait très froid, le terrain transformé en boue est difficilement praticable. Les Autrichiens en profitent pour contre-attaquer et parviennent à chasser les spahis et à reprendre la redoute ! 15 hommes sont tués ce jour-là et les nombreux blessés sont évacués dans des conditions très difficiles par des chemins de montagne rendus encore plus dangereux par les intempéries. C'est en sens inverse que le régiment doit franchir, avec son matériel et ses blessés, les eaux glaciales du Skumbi.


Joel
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 19:10:26

ou plus certainement....

Pogradec.

En Albanie, le 7 septembre 1917, le régiment participe à l'attaque des positions autrichiennes entre le lac d'Okrida et le lac Malik, l'objectif étant la ville de Pogradec. La région, boisée et très montagneuse, est difficile d'accès. Les Marocains s'approchent à cheval sur d'étroits sentiers de montagne faisant preuve de la plus grande discrétion, puis ils mettent pied à terre et franchissent sous le feu ennemi la petite rivière du Dévoli. Le 9, les retranchements autrichiens des contreforts du Kamia (2 150 mètres d'altitude) sont enlevés à la baïonnette et nettoyés à la grenade. Le 10, le RMSM atteint son objectif et entre aussi à la baïonnette dans Pogradec, défendue par des Allemands. Les pertes sont lourdes, 29 tués, 62 blessés. Le régiment reçoit, pour ce glorieux fait d'armes, sa première citation à l'ordre de l'armée : « Entraîné par son chef, le colonel Dupertuis, au cours de quatre journées et quatre nuits de combats ininterrompus, a forcé le passage du Dévoli, bousculé dans un terrain difficile et montagneux des bandes d'irréguliers, enlevé de haute lutte, sur une profondeur de 18 kilomètres, des ouvrages défendus par les troupes autrichiennes, pénétré à la baïonnette dans le village de Pogradec tenu par des contingents allemands, les refoulant au nord du village et assurant ainsi le plein succès de la manœuvre débordante qui lui avait été assignée. A donné un superbe exemple d'énergie et d'audace ; s'est emparé de plusieurs canons, de mitrailleuses ; de nombreux prisonniers et d'un important matériel. »


dont le sac en question!!!!

Joel
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 19:17:55

Bravo Joël, c'est bien cela !

Demain je rédigerai un petit complément sur le sujet et sur l'uniforme.

Notons que 3 capitaines commandants des Spahis du 1er Marocains ( RMSM à cette époque) tombèrent au feu à la tête de leur escadron engagé en combat à pied dans ces opérations d'Albanie de 1917.

Bonne soirée, well done !

Thierry Moné
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Ortet Georges
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 20:07:18

Bonjour les Chasseurs de Mémoire!
Bonjour à tous!
J'ai loupé un Quizz bien intéressant...
Cordialement.
Georges.
PS.:On remarquera que le Berthier ne comporte plus de chargeur,ainsi que la cartouchière portée en sautoir...

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MOSELLE57
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 21:41:35

Bonjour ,

J'interviens également après la guerre... mais je note quand même un cliché remarquable quant à la présence du rare collier à cartouches Mle 1916 de ce cavalier "démonté".

Bien cordialement

Moselle57
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Mer 24 Aoû - 23:12:19

Bonsoir Georges et Eric,

Merci pour ces compléments. Je voulais faire découvrir les deux types de cartouchières portés par ce Spahi, mais le cliché n'est pas très net.

On distingue en effet le collier porte-cartouches Mle 16 que le cavalier détache de l'encolure de son cheval lorsqu'il s'engage en combat démonté (qui est la règle, même à cette époque : le cavalier se déplace à cheval mais combat à pied). Chaque poche reçoit deux "chargeurs" de 3 cartouches. On trouve très difficilement ce type de collier aujourd'hui car une transformation a été opérée par la suite pour grouper les poches deux par deux afin de suivre l'évolution de l'armement des cavaliers.

Ce spahi porte également un ceinturon porte-cartouches du modèle "saharien" Mle 1907 qui fait le tour de la taille et permet le port du sabre-baïonnette. Il sera remplacé ultérieurement par le baudrier bien connu.

On notera l'absence de houseaux car du colonel au dernier des Spahis du RMSM de cette époque, c'est la chaussure de marche qui est privilégiée.

D'autres compléments demain...

Bonne soirée !

Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Quizz 176   Jeu 25 Aoû - 9:12:29

Bojour à tous,

Comme promis, voici quelques compléments qui resituent notre Spahi du quizz dans une opération somme toute peu connue...

Bonne lecture !

Thierry Moné


( Tous les extraits ci-après sont tirés de l'ouvrage "Les Burnous Bleus dans les Balkans", 1917 à 1920 & 1993 à nos jours, La Gandoura & CRCL 2008)

ALBANIE, POGRADETS 1917

Les préparatifs de l’attaque de Pogradèts

Mi-juillet 1917, le RMSM quitte la Thessalie et se dirige vers le nord pour atteindre par étapes la région de Florina. Il s’installe fin juillet en bivouac de montagne, à trois kilomètres à l’est de Buf (cf. carte 42). Ce sera son point de départ pour les opérations qui vont se dérouler dans la région des lacs albanais. Dans cette région, le lac d’Ohrid et le lac Prespa sont entourés de bords rocheux et escarpés, alors que le lac Malik possède des rives en grande partie marécageuses et couvertes de roseaux. Lorsque les pluies sont abondantes, ce lac déborde facilement, en dépit de son écoulement vers l’ouest par le Dévoli, un torrent à la pente très forte, au lit encaissé et aux crues très rapides. A cette époque, le sud du lac d’Ohrid constitue la zone des frontières de l’Albanie, de la Serbie et de la Grèce. Koritza (Korça) se situe à l’aile gauche du dispositif des armées alliées, depuis sa prise en septembre 1916. La situation ne serait pas mauvaise si certains axes logistiques majeurs n’étaient pas aussi proches de l’ennemi ; le commandement décide donc de « donner de l’air » au dispositif français dans le secteur des lacs albanais.

A la fin du mois d’août 1917, le général Jacquemot prend le commandement de la Division d’infanterie provisoire (DIP) formée à partir des 57e et 156e Divisions d’infanterie, alors faibles en effectifs. Chargée d’exécuter des opérations offensives dans la région nord-ouest de Koritza, la DIP doit tout d’abord enlever le centre de Pogradèts, qui sert de base avancée à l’ennemi pour lancer des opérations contre les forces de Koritza. Dans un deuxième temps, la DIP doit dégager les abords immédiats de Pogradèts à l’ouest et au nord. Le concept d’opération (cf. carte 43b) rédigé au début du mois de septembre, décrit parfaitement le mode d’action choisi :

« L’ennemi a ses forces et ses organisations défensives principales face à l’est, entre les deux lacs ; il s’agit de culbuter celles qui, face au sud, sont au nord du Dévoli, et de prendre ensuite les autres à revers, avant que l’ennemi ait eu le temps de parer au danger. En conséquence :

a. Deux attaques. Une principale partant du sud du Dévoli marchera sur Pogradèts, la droite appuyée sur la route Koritza - Pogradèts. Une secondaire, partant de la région de Bratomir, enlèvera d’abord les avancées de la ligne ennemie face à l’est et maintiendra par cette action et par celle de son canon les forces adverses qui font face à l’est.

b. Le terrain étant dégagé au nord du Dévoli jusqu’au parallèle de Svirna [rive nord du lac Malik], les deux attaques agiront en liaison pour faire tomber la ligne principale de l’ennemi dans la région de Ceresnik, Veliterna. Enfin, elles enlèveront les défenses de la crête frontière et marcheront sur Pogradèts en s’efforçant de faire tomber les résistances en les débordant par l’ouest.

c. Pendant toute la manœuvre, la DIP sera couverte sur son flanc gauche par les troupes du territoire de Koritza […]

L’attaque principale se développera en pays de montagne. Elle devra par suite avoir un dispositif initial permettant de déborder les résistances sans avoir de grands déplacements latéraux à exécuter. Un déploiement, largement articulé, fait a priori, permettra de manœuvrer assez rapidement pour devancer l’ennemi dans la parade de notre mouvement débordant qui se fera l’aile gauche en avant. »

Le concept d’opération montre clairement que le succès du mode d’action envisagé repose sur la rapidité du large mouvement de débordement effectué par l’ouest ; c’est justement le RMSM qui est en charge de ce débordement. Il est prévu que les forces seront minutieusement réparties entre les différents détachements : ceux de l’attaque principale, dite du Dévoli, commandés par les colonels Lejay et de Fourtou et celui de l’attaque secondaire, dite du Malik, aux ordres du colonel Frank (cf. carte 43a).

Le 30 août 1917, le RMSM quitte son bivouac de Buf (cf. carte 42) peu avant minuit pour rejoindre plus au sud la route Florina - Koritza, alors utilisée comme axe logistique, tant par les troupes françaises que par les troupes italiennes. Passant le col de Pisoderi à 1500 mètres d’altitude par un froid intense qui contraste avec la chaleur écrasante de la journée, le régiment arrive au petit matin à Zelova où il bivouaque à l’abri des vues. Malgré un très beau clair de lune, les 25 kilomètres de l’étape ont été effectués en grande partie à pied, eu égard à l’état de la route qui est dangereuse et bordée de profonds ravins. La deuxième étape débute le 31 août à 22 heures et permet de franchir 35 kilomètres dans les mêmes conditions, c’est à dire en grande partie à pied. A l’arrivée à Kapistika, un bivouac spacieux et confortable donne l’occasion au régiment de se dissimuler et de se reposer pendant la journée suivante et une grande partie de la nuit. Le 2 septembre à 4 heures du matin, le régiment franchit les 11 kilomètres qui le séparent de Baban, où un grand bois de chênes sert de zone de bivouac. Un avion allemand survole le secteur en milieu de matinée, sans déceler la présence des spahis. Après une période plus longue de repos, le régiment se remet en marche, le 4 septembre en début de soirée, pour une dernière étape de 42 kilomètres devant l’amener vers le col de Gjonomas, à l’ouest de Koritza. La progression s’effectue encore presque entièrement à pied et s’achève dans un bois de pins, au sud du col de Gjonomas. Ce bois masque le régiment aux vues d’un appareil allemand venu survoler la route dès 7 heures du matin. Cette progression de nuit a également permis au régiment de ne pas être décelé par l’ennemi qui occupe les hauteurs du massif du Gradiste. Le régiment ne quitte son emplacement que le 6 septembre vers minuit, s’engageant alors à pied sur une piste très difficile qui serpente vers Moskopolé et Sipska. Le RMSM fait halte près du monastère d’Agios-Prozromos, où une petite vallée plantée de pins le met encore à l’abri des vues d’une reconnaissance aérienne ennemie. Un orage très violent éclate dans l’après-midi et fait craindre une impossibilité de franchissement du Dévoli, voire même de ses affluents. Mais l’opération est lancée, il n’y a pas de temps à perdre ; le RMSM se met en route le 7 septembre au soir. Les spahis progressent en file indienne, les chevaux tenus à la main, car il faut atteindre le cours du Dévoli dont la rive nord est tenue par des comitadjis à la solde des Autrichiens. Plusieurs chevaux glissent dans les ravins du fait de la nuit très noire et des sentiers étroits et dangereux. Un plateau est ensuite traversé entre Krsova et Bodes ; il laisse place à des rochers difficiles à franchir, avant de déboucher sur une zone de prairies et de bois de feuillus. C’est à la lisière nord de ces bois que parvient le régiment, le 8 septembre à 5 heures du matin. Les spahis se couchent une petite heure aux pieds de leurs chevaux, attendant le lever du jour devant le village de Dsvaristé dont ils ne distinguent que le contour. Bientôt le jour se lève, dévoilant enfin le Dévoli et les pentes de sa rive nord.


La prise de Pogradèts en septembre 1917

Dès le 6 septembre, le colonel de Fourtou a préparé l’ordre d’opération de son détachement, répartissant ses forces en deux colonnes et une réserve (cf. cartes 43a et 43b) : une colonne à l’ouest aux ordres du colonel Dupertuis (chef de corps du RMSM), une colonne à l’est aux ordres du commandant Irrigaray (des tirailleurs sénégalais), la réserve demeurant à la disposition du colonel de Fourtou. Alors que le détachement du colonel Lejay attaque l’ennemi pour faire tomber les hauteurs du massif du Gradiste, le RMSM rassemble ses chevaux, ses bagages et ses équipements non indispensables, qu’il laisse à une garde chichement comptée : un homme pour cinq à six chevaux . Tous les spahis qui peuvent participer à l’action reçoivent 200 cartouches, deux jours de vivres et un bidon ; ils s’engagent en montagne pour une durée de quatre jours. L’attaque débute le 8 septembre matin. C’est le 2e Escadron du capitaine Grellet qui ouvre la marche vers le Dévoli ; avec lui le capitaine Holtz, détaché du RMSM, conduit un tabor albanais composé de montagnards de tous âges fermement décidés à en découdre. Voyant passer les spahis marocains du premier échelon qui vont se mettre en place, le colonel Dupertuis leur lance : « Depuis quand ne chante-t-on plus en partant au baroud ? » Les spahis entonnent alors un chant de guerre à la marocaine, aussitôt acclamés par les Albanais.

Mais bientôt le premier échelon est pris à partie de la rive nord du Dévoli, où des partisans albanais au service des Autrichiens sont habilement retranchés et dominent le site. Des coups de feu bien ajustés claquent pendant le franchissement des six à huit mètres du Dévoli qui fait moins d’un mètre de profondeur à cet endroit : trois hommes sont tués et cinq sont blessés par les tirs de l’ennemi. La rive adverse présente un versant très abrupt à hauteur de Krasnisti, mais l’ennemi décroche en se rendant compte qu’il ne peut plus endiguer toutes les petites colonnes qui s’infiltrent vers le village et ses hauteurs. La position cède à 9 heures et les hommes de tête peuvent faire halte en attendant le regroupement des autres échelons dispersés pour l’attaque. La progression reprend pour chasser l’ennemi de la rive est de la Seltze, ce qui est fait au prix d’un tué et de plusieurs blessés, dont le lieutenant Schwartz . Une position de nuit est alors choisie au sud-ouest de Dolanèts. Les chevaux et les bagages sont encore loin derrière et les spahis utilisent les foins coupés pour remplacer les couvertures et se protéger du froid. Le colonel de Fourtou indique que les objectifs du détachement sont atteints et donne alors un ordre de conduite, qui précise son intention de pousser sur Presnisti afin de déborder par l’ouest les défenses ennemies.

La progression reprend le 9 septembre matin et cette fois le colonel Dupertuis progresse avec le 2e Demi-régiment en tête (chef d’escadrons de Langlade avec les 3e et 4e Escadrons) et le 1er Demi-régiment en échelon refusé à sa gauche (chef d’escadrons Guespereau avec les 1er, 2e et 5e Escadrons). Dupertuis a conservé avec lui la Compagnie de mitrailleuses du capitaine Champeaux. Alors que le RMSM arrive au nord-est de Strekanj, il est pris sous un tir d’artillerie peu dense, appliqué par une position de batterie fort bien aménagée à l’est de Vircon, car elle permet à la fois d’observer et de battre tout le secteur. Mais le tir cesse rapidement et l’ennemi se hâte de retirer ses pièces, n’ayant pas envisagé d’être ainsi tourné par l’ouest.

Le 1er Escadron du capitaine Balet reconnaît Osnad. Il est renforcé par deux pelotons albanais et capture le capitaine austro-hongrois Salah Eddine, un chef de partisans albanais qui parle couramment français et qui servira sous les ordres du capitaine Holtz au sein de la Gendarmerie albanaise de Koritza. Face au RMSM, l’adversaire n’est autre que le 12e Bataillon de chasseurs saxons, une troupe d’élite qui se retrouvera bien souvent sur son chemin. Pour l’heure, les Chasseurs du 12e Saxons agissent en élément retardateur, afin de donner aux troupes autrichiennes les délais nécessaires à un retrait en bon ordre vers Pogradèts. Le 3e Escadron du capitaine Burnol, le 4e Escadron du capitaine Ving et un peloton de mitrailleuses du capitaine Champeaux attaquent le piton boisé situé au nord de Prenisti. Malgré la détermination des spahis qui donnent l’assaut à la grenade et à la baïonnette, appuyés par les fusils-mitrailleurs Chauchat, les Autrichiens résistent vaillamment. Ils se sont retranchés dans une maisonnette avec une mitrailleuse . Le 5e Escadron du capitaine Rolland, renforcé d’un peloton de mitrailleuses, reçoit l’ordre de déborder la position afin de s’emparer de la partie ouest du piton, en même temps que l’assaut est donné par les 3e et 4e Escadrons. La position est enlevée mais les pertes sont sévères : un moqaddem, trois brigadiers et quatre spahis sont tués . De plus, le régiment compte dix-huit blessés parmi lesquels le capitaine Champeaux qui a pris une balle dans la cuisse, le capitaine Burnol commandant le 3e Escadron qui est grièvement blessé et le sous-lieutenant Froissard de Broissia du 3e Escadron. Une vingtaine de prisonniers autrichiens sont acheminés vers l’état-major de la Division d’infanterie provisoire alors qu’une compagnie du bataillon sénégalais vient prêter main forte au RMSM pour enlever, les unes après les autres, les tranchées ennemies.

Pendant ce temps, le 1er Demi-régiment conduit par le chef d’escadrons Guespereau atteint le pied de la Dent et occupe d’importants ouvrages abandonnés par un ennemi qui domine malgré tout la situation du haut de ses positions. Vers 16 heures, le colonel Dupertuis donne l’ordre au chef d’escadrons Guespereau de progresser vers Remenj et de poursuivre le mouvement débordant entamé sur le piton boisé de Prenisti. Le 2e Escadron du capitaine Grellet part en tête avec deux pelotons albanais commandés par le capitaine Holtz. Progressant derrière eux, en échelon de soutien, le peloton de mitrailleuses du lieutenant Pierre, la moitié du 1er Escadron et une trentaine d’Albanais. Le capitaine Balet demeure aux ouvrages fortifiés au pied de la Dent avec l’autre moitié de son 1er Escadron et une trentaine d’Albanais, surveillant les crêtes nord et ouest et assurant la liaison avec le 2e Demi-régiment. Alors que l’échelon de tête descend dans la vallée, les Autrichiens postés sur les crêtes au nord ouvrent le feu. Non seulement la riposte est immédiate, mais une manœuvre de débordement est enclenchée sans plus attendre, grâce à l’appui des mitrailleuses qui fixent l’ennemi. Le plateau est investi, les Autrichiens ont décroché plus rapidement qu’ils ne l’avaient prévu, laissant derrière eux un important matériel d’ambulance. Sur le plateau, le RMSM progresse vers l’est. En fin de journée, deux pelotons du capitaine Grellet (2e Escadron) et les deux pelotons albanais du capitaine Holtz viennent buter sur le dispositif de flanc-garde autrichien, équipé de mitrailleuses bien installées dans un réseau de tranchées. Le chef d’escadrons Guespereau garde le contact et, n’ayant pas d’artillerie à sa disposition, il attend la tombée de la nuit pour faire décrocher son demi-régiment dans le plus grand silence ; Guespereau se replie pour la nuit dans le secteur occupé par le capitaine Balet (1er Escadron). La première partie de la nuit est très noire et le délicat décrochage s’effectue si bien – malgré trois blessés, dont le capitaine Holtz – que l’ennemi inquiet bat de ses feux le plateau et les ravins propices à un débordement. Aucune riposte ne venant, les Autrichiens tirent alors des fusées éclairantes jusqu’au lever de la lune, après minuit. Pendant ce temps, les spahis reprennent des forces, malgré le froid qui règne à 1 400 mètres d’altitude, l’absence de couvertures et l’interdiction de faire du feu et de fumer. Ils avalent rapidement le contenu de quelques conserves et croquent quelques biscuits avant de dormir un peu.

Le 10 septembre au matin, la batterie de 65 mm de montagne arrive dans le secteur de La Dent et le bataillon sénégalais progresse vers le secteur des spahis. Le détachement Lejay doit s’emparer des crêtes nord de Prenisti et nord-ouest de Vircon, de Grabovica et de Cerava. Le bataillon sénégalais est engagé sur la crête au nord. Le RMSM, après avoir mis en place le peloton du lieutenant Mermaz en couverture, progresse vers l’est sur le plateau afin de reprendre contact avec les retranchements reconnus la veille au soir : ils ont été abandonnés par l’ennemi. Le régiment atteint le village de Remenj en début d’après-midi et y cueille quelques Autrichiens, dont un lieutenant. Sans perdre de temps, une avant-garde poursuit vers Pogradèts en passant par Vrdova. Alors qu’à 14h 30 le 2e Escadron du capitaine Grellet entre dans Pogradèts en essuyant quelques coups de feu, les autres escadrons sont pris sous des tirs d’artillerie et d’armes automatiques à la sortie de Vrdova. Bien installé en coup d’arrêt, l’ennemi veut gagner les délais encore nécessaires à l’écoulement de ses colonnes. Le 2e Escadron est contre-attaqué alors qu’il tente de déboucher de Pogradèts. Les autres escadrons se sont déployés avant la tombée de la nuit pour conserver les gains acquis lors de la progression ; ils sont toujours la cible de l’artillerie adverse. Le 2e Escadron compte cinq blessés et le 1er en compte trois, dont son chef, le capitaine Balet .

Les chevaux conduits par le vétérinaire Ducombs essuient un tir d’artillerie avant de rejoindre le régiment en début de nuit, apportant couvertures et vivres aux escadrons qui bénéficient alors d’un peu de calme. Il n’en va pas de même pour le capitaine Grellet et une partie de son 2e Escadron, présents dans Pogradèts d’où ils ne peuvent déboucher. Le 11 septembre au lever du jour, le capitaine Grellet décide de prendre position sur le fort piton qui domine le village au nord (cote 905). Profitant des angles morts, il mène ses hommes à l’assaut des tranchées adverses où les Autrichiens et quelques Allemands se sont organisés en défense ferme. Lors de cet assaut, le capitaine Grellet et le lieutenant Piéri sont mortellement atteints, ainsi que deux sous-officiers et cinq spahis. Dix brigadiers et spahis sont blessés pendant ce même assaut dont l’élan n’est pas brisé, les spahis du 2e Escadron s’emparant de la position où l’ennemi ne cède pas et se fait tuer sur place. Le sommet du mamelon est tenu, mais immédiatement soumis à des tirs de mitrailleuses. Abrité derrière un arbre, le brigadier Bassart tire calmement et abat successivement quatre Autrichiens avec son mousqueton. Il est 9 heures du matin, l’infanterie de la DIP arrive sur la position avec un bataillon du 176e Régiment d’infanterie. Le 2e Escadron se regroupe, il a subi de lourdes pertes .

Le 12 septembre matin, les honneurs sont rendus aux hommes tombés lors des combats des deux jours précédents. Ce même jour, le colonel Dupertuis accompagne le peloton du lieutenant Delpech (1er Escadron) qui effectue une reconnaissance au nord de Pogradèts, en direction de Munulista (cf. carte 43b). L’ennemi bien retranché ouvre le feu à la mitrailleuse et blesse un spahi du peloton. La reconnaissance se limite alors à définir le contour apparent des positions ennemies. Le lendemain, le général Sarrail se rend à Pogradèts où il décore le médecin-major Millet, le lieutenant Chevallet (état-major du RMSM) et le maréchal des logis Bou Amama (3e Escadron), pour récompenser leur belle conduite au feu.

Les combats de Pogradèts coûtaient au régiment vingt-neuf tués dont le capitaine Grellet commandant le 2e Escadron, le lieutenant Piéri du même escadron et le capitaine Balet commandant le 1er Escadron. Ils coûtaient également soixante-deux blessés dont trois capitaines et deux lieutenants, ainsi que la perte de vingt chevaux et mulets. En quatre jours de combat, le RMSM avait capturé une centaine de prisonniers et s’était emparé de deux canons, de plusieurs mitrailleuses et d’une ambulance complète.

Le RMSM allait recevoir sa première citation française à l’ordre de l’Armée à la suite de la prise de Pogradèts.

« Ordre général N°163 du général commandant l’Armée Française d’Orient.

Entraîné par son chef, le colonel Dupertuis, au cours de quatre journées et de quatre nuits de combats ininterrompus, a forcé le passage du Dévoli, bousculé dans un terrain montagneux et difficile des bandes d’irréguliers, enlevé de haute lutte, sur une profondeur de 18 km, des ouvrages défendus par des troupes autrichiennes, pénétré à la baïonnette dans le village de Pogradec tenu par des contingents allemands, les refoulant au nord du village et assurant ainsi le plein succès de la manœuvre débordante qui lui avait été assignée.
A donné un superbe exemple d’énergie et d’audace ; s’est emparé de plusieurs canons, de mitrailleuses, de nombreux prisonniers et d’un important matériel.

Fait, le 21 septembre 1917, signé : général Grossetti. »

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